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II LES THERMES : d'Aulus à Aulus-les-Bains.  

        5 La Renaissance des thermes

                Tel le Phénix, les thermes vont renaître de leurs cendres. C’est à partir de 1979, que la nouvelle équipe municipale de M. Berthoumieux, va lancer un ambitieux projet : faire revivre cette vallée isolée du Couserans, grâce à l’activité thermale comme principal pôle attractif de tourisme.

            Alors que " la propriété des sources fut cédée à une société privée allemande, qui pendant des années venait encaisser les maigres rapports des cures de boissons effectuées, sous contrôle médical, par une poignée de fidèles inconditionnels d’Aulus-les-Bains"(23), la municipalité rachète les terrains des thermes et la libre utilisation des eaux. "  Les financements de l’Etat et de l’Etablissement Public Régional permirent de réaliser les travaux nécessaires sur les griffons et les canalisations des eaux : parallèlement le Parc Thermal fut aménagé et des équipements de loisirs y furent réalisés "(23)( entre autre des terrains de tennis à la place de l’ancien bâtiment thermal ).

            " Aulus-les-Bains fut ensuite retenue au titre du programme de relance des stations du Plan Grand Sud-Ouest. C’est dans ce cadre que fut édifiée la première tranche du bâtiment thermal ( le pavillon de la buvette ) qui a été inauguré le 26 août 1983. Trois autres opérations furent financées dans le même cadre : réalisation de la première tranche d’un camping-caravaning, ouvert le 1er juillet 1983 ; embauche d’un agent de développement ( Mlle Lisbeth Sauviat ) au sein du Syndicat Intercommunal du Canton d’Oust ; enfin, mise en place par le professeur Yvon Denard ( titulaire de la chaire d’Hydrologie et Climatique à la Faculté de Médecine de Toulouse et chef de service de Diabétologie-Nutrition du C.H.U. Purpan ) d’une équipe de recherche médicales constituée du Docteur André Cazes ( diplômé de Nutrition et diététique, Médecin du Sport et Médecin Thermal ) et de Marylène Jund ( Diététicienne ).

            Pour les saisons 83-84, la station s’est vue accorder, par la Caisse Nationale d’Assurance maladie, une dérogation pour la prise en charge de cent curistes de la Caisse de Midi-Pyrénées. Et en 1985, elle obtient l’agrément de la Sécurité Sociale pour le traitement de l’appareil urinaire et des maladies métaboliques "(23) ( alors qu’il avait était acquis en 1960 et perdu en 1979 ).

       En 1989 est terminé le nouveau bâtiment du Centre Thermal : composé d’une unité de soins pour traiter le cholestérol, les maladies métaboliques et de l’appareil urinaire ( hydrothérapie ), d’un solarium, et d’un Espace-Détente équipé d’une piscine ( avec Jets streams et bains bouillonnants ), et d’un hammam.  

       En 1992, la résidence des Trois Césars complète l’établissement, en reliant directement l’espace thermal aux 31 appartements meublés. 

Le bâtiment thermal actuel

Les thermes 

          Les petites boutiques de l’Allée des Bains ont maintenant laissé place aux Thermes, à la résidence des Trois Césars, à la salle du Temps Libre ( qui fait office de salle de divertissement : cinéma, conférences, etc…), et du snack-bar " les Fontinalias ".

            "  Les investisseurs privés commencent à s’intéresser à l’établissement et au village on commence à évoquer la possibilité de la gestion du complexe par une Société d’Economie Mixte. Le S.I.V.O.M. se transforme en district en 1992, qui décide de s’engager dans une association plus large avec des partenaires privés. La " SEM Aulus ", où la collectivité locale détient 51 % des parts, est constituée, avec des mutuelles d’assurances et quelques autres groupes privés en tant qu’actionnaires "(24).

            En 1995, les thermes sont laissés en gérance à la Compagnie Européenne des Bains, qui a créé l’enseigne Villégiathermes qui regroupe 6 établissements thermaux, et un centre de balnéothérapie. Cette société est présidée par M Riac Bernard et la station est dirigée par Mme Molia Bénédicte depuis le mois de novembre.

           Les chiffres pour la saison 1998 sont en hausse : il y a eu 384 curistes ( remboursés par la sécurité sociale : 264 en 1995, 293 en 1996, 319 en 1997) pour un total de 3000 personnes sur l’ensemble des divers produits proposés par le centre thermal et pour la saison hivernale ( vacances de février ) et estivale ( du 20 avril au 10 octobre ). Le domaine thermal emploi 7 saisonniers, dont 3 à temps partiel, sur l’ensemble du domaine thermal : thermes et résidence.

Hiver 98

Les thermes sous la neige

            L’équipe des thermes est déjà en train de préparer la prochaine saison, qui va marquer les 10 ans du nouveau départ. C’est peut être le début d’une nouvelle aire de prospérité pour Aulus-les-Bains. Il y a quand même un point commun remarquable entre les débuts de 1870-1880 et aujourd’hui : c’est le problème des logements. En effet, si Aulus a trouvé les financements nécessaires au siècle dernier, actuellement, malgré les investissements déjà réalisés, il manque en général de chambres d’accueil car en été elles sont régulièrement complètes. Il manque en particulier des chambres de qualité supérieures à celles que l’on peut trouver en 1998. Il faut espérer que le village intéresse d’ici quelques années des investisseurs même si Aulus-les-Bains n’atteindra pas la splendeur d’Aulus. Si au XIXème, le but de la croissance d’Aulus était de rivaliser et dépasser ses concurrentes, de nos jours le but, s’il y en a un, serait d’approcher cette référence passée…"Aulus en 1900".

 

 Références :

Bibliographie :

 

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Dessin de Fond : Parc Thermal d'Aulus

Dessin extrait de : Le journal d'Aulus Archives départementales de l'Ariège

 

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